Madame de La Fayette
Madame de La Fayette ©

C’est dès sa parution en 1678, en quatre petits volumes, que la Princesse de Clèves accède à la célébrité. La chronique dit qu’elle est de suite entre « les mains de tout le monde », Madame de Sévigné en séjour dans son château des Rochers la lit à haute voix à l’évêque de Rennes…

Madame de La Fayette n’en apparaît pas officiellement alors comme l’auteur. Elle-même apparenterait volontiers le livre au genre des mémoires. C’est plus tard qu’on le considérera comme un modèle de roman moderne. Mais Madame de La Fayette était également déjà très connue pour ses nouvelles. La nouvelle qui suffit à dire de façon dramatique les mystères de la personne humaine…

Ainsi, en 1671, Madame de Thianges offrait au duc du Maine un cabinet avec des figures de cire : on y voyait La Rochefoucauld qui lisait assis, Bossuet se tenait debout derrière lui avec Racine qui faisait signe à La Fontaine d’avancer, Boileau, posté devant la porte avec une fourche interdisait l’entrée des poètes médiocres. Et qui se tenait au premier plan, lisant des vers ? Madame de La Fayette !

Cette manière de Musée Grévin avant la lettre se nommait la "Chambre Sublime" et Madame de La Fayette en était. Et certains voudraient mettre sa figure et son héroïne à la réforme ! Mais alors, autant mener aussi à l’abattoir tout l’attelage du XVIIe classique…

Frontispice de "La Princesses de Clèves" - Éditions de la Pléiade de 1929
Frontispice de "La Princesses de Clèves" - Éditions de la Pléiade de 1929 © domaine public / J. Jiffrin
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