Ce qui étonne, c’est la longueur de son parcours artistique : 1931-2010 ! Il est vrai que, dès ses débuts, à 14 ans, elle avait la plus belle façon de marcher qui fût. Sa silhouette était élastique et son jeu plastique. Elle sut s’installer dans tous les rôles.

Danielle Darrieux dans le film La Coqueluche de Paris en 1938
Danielle Darrieux dans le film La Coqueluche de Paris en 1938 © Getty / Donaldson Collection

Que Danielle Darrieux soit morte centenaire ne relève plus de l’exception. Léo Marjane a atteint les 104 ans, Suzy Delair est toujours de ce monde.

Ce qui étonne, c’est la longueur de son parcours artistique : 1931-2010 ! Il est vrai que, dès ses débuts, à 14 ans, elle avait la plus belle façon de marcher qui fût. Sa silhouette était  élastique et son jeu plastique. Elle sut s’installer dans tous les rôles. Dans les années trente, on la présentait en  gamine incontrôlable mais son premier film dramatique date déjà de 1936. Dans les années cinquante, elle  incarnera la femme forte, intelligente, indépendante. Les nouvelles générations de cinéastes qui la redécouvriront s’émerveilleront de cette vieille dame libre dont le visage accroche toujours aussi bien la lumière.

Et jusqu’au bout, elle chantera. Elle sera la seule dans Les demoiselles de Rochefort à ne pas être doublée : Danielle Darrieux, c’est aussi une voix, souverainement légère comme tout son personnage.

Chanteuse, actrice dans 103 films et dans combien de pièces de théâtre et de téléfilms... Clara Laurent dit joliment de Darrieux qu’elle a su rester dans le champ du désir. 

Bibliographie :

Danielle Darrieux. Une femme moderne de Clara Laurent (Hors Collection).

Danielle Darrieux. Filmographie commentée par elle-même par Danielle Darrieux (Ramsay).

Tombeau pour Rubirosa. Un roman de Cédric Meletta (Séguier).

Danielle Darrieux. Stradivarius de l'écran de Jean-Noël Grando (Un autre Reg'art).

Filmographie :

Documentaire Il est poli d'être gai de Pierre-Henri Gibert.

Mayerling d'Anatole Litvak (1936).

Premier rendez-vous de Henri Decoin (1941).

Marie Octobre de Julien Duvivier (1959).

Madame de de Max Ophüls (1953).

La vérité sur Bébé Donge de Henri Decoin (1952).

Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

8 femmes de François Ozon.

SOIRÉE DANIELLE DARRIEUX AVEC DEUX FILMS ET UN PORTRAIT INÉDIT sur Arte ce soir

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