En direct et en public des Rendez-vous de l'Histoire de Blois à l'auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire.

En juin 1992, à la date anniversaire de l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand, le président français rend une visite-éclair à Sarajevo assiégée porteur d'un message : l'aide humanitaire oui mais pas davantage; il ne faut pas ajouter la guerre à la guerre.

Reporter de guerre à Sarajevo
Reporter de guerre à Sarajevo © Radio France / E. Marti

L'ex-Yougoslavie vient de s’effondrer. Elle avait la sympathie de la France pour d’innombrables raisons liées à une histoire commune et d’abord parce qu’elle pratiquait une citoyenneté qui dépassait l’appartenance à telle nationalité ou telle religion.

A l’ex-Yougoslavie il manque seulement un esprit démocratique. Certains dirigeants souhaitent qu’il survienne, enfin ; cela passe pour eux par l’indépendance des ex-républiques, à commencer par la Slovénie.

D’autres chefs veulent une grande Serbie voire une grande Croatie. Milosevic à Belgrade a besoin d’une guerre pour étendre et son territoire et sa dictature propre. Tordjman à Zagreb croit voir un Etat musulman à ses portes.

La Bosnie-Herzégovine qui déclare son indépendance dans ces conditions a peu de chances d’émerger pacifiquement. Elle est à elle seule une petite Yougoslavie avec toutes ses diversités. Les Serbes ont boycotté le référendum d’autodétermination et la désignation de son premier président, Alija Izetbegović. Avant même la guerre qui commence et le siège de Sarajevo, un urbanicide, le crime est dans l’agression qu’elle subit, à peine née.

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