En 79, le piège s’est refermé sur Pompéi et Herculanum. Le Vésuve semblait tout attirer vers sa gueule.

Thermopolium de Vetutius Placidus, Pompei
Thermopolium de Vetutius Placidus, Pompei © Getty / Eleanor Scriven

En 79, le piège s’est refermé sur Pompéi et Herculanum. Le Vésuve semblait tout attirer vers sa gueule. Les routes encombrées des pierres qu’il rejetait ne permettaient plus de fuir. La mer était impraticable.

De tous ceux qui ont été ensevelis sous l’effondrement des bâtiments, il est resté des squelettes. De tous ceux qui ont été recouverts de cendres, l’empreinte de leurs corps.

Combien de morts ?

Les estimations de la démographie de Pompéi-la-marchande, aux populations mêlées, varient entre 8 -10 ou 20000 habitants. Herculanum, plus aristocratique, était plus petite. Il faut tenir compte aussi des installations des ports voisins et des villas qui se tenaient en promontoire au-dessus des plages noires.

Chaque maison retrouvée et explorée par les archéologues raconte une histoire

Une histoire interrompue en un instant, un instant qui révéla souvent la vraie personnalité de chacun. Ici, la mort saisit un homme d’affaires alors qu’il qui cherche coûte que coûte à récupérer ses créances. Là, un père qui, lui, ne songe qu’à protéger sa femme ou son enfant qui s’asphyxient, en leur voilant vainement la tête de son vêtement.

Nous avons en face de nous des corps encore en action. La mort a saisi le vif mais l’énergie du vif est encore là. De Pompéi, Théophile Gautier tirait cette leçon qui vaut encore : « Rien ne meurt, tout existe toujours, nulle force ne peut anéantir ce qui fut une fois. »

Programmation musicale : Pompéi de Georges Chelon

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