Le café est le parlement du peuple, disait naguère Balzac. Et Michelet, plus lyrique encore : « au fond de la tasse de café, il y a un rayon de 89. »

Le bistrot, parlement du peuple
Le bistrot, parlement du peuple © Getty / Ooyoo

Les journalistes rivés à leurs ordinateurs devraient aller plus souvent dans les bistrots. Dans certains d’entre eux, notamment celui dont on vient d’entendre le patron à la haute réputation méritée, on lit même encore : « Ici, pas de wifi, on se parle ». Le café est le parlement du peuple, disait naguère Balzac. Et Michelet, plus lyrique encore : « au fond de la tasse de café, il y a un rayon de 89. »

Évidemment, la vison inverse a sa part de vérité. L’assommoir, l’étouffoir de fumée… Les hygiénistes rêvent d’un monde qui serait d’équerre, où ne pourraient se dissimuler des repaires –a.i.r.e.s

Mais maintenant qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics et que les établissements de boisson servent généralement moins d’alcool, on peut raisonnablement affirmer que les bistrots sont des points d’eau. Oui, des points d’eau où les oiseaux viennent boire. Autour du comptoir, ils soignent leurs amertumes mais éprouvent aussi leur verve. Car les oiseaux ne veulent pas tous devenir des perroquets qui imiteraient ce qu’on entend dehors. C’est tout de même un plaisir d’utiliser, voire d’inventer une langue qui serait différente de celle des bureaux et des studios. Une langue qui ait quelque chose à dire en chair et en os.

L’histoire que nous allons esquisser ici est évidemment celle d’un mythe. Mais un mythe peut ne pas être une illusion

Programmation musicale : "Le claqueur de doigts", Serge Gainsbourg (1959)

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