Si les Grecs - Zeus en l’occurrence - enlèvent Europe, princesse phénicienne, c’est à la suite du rapt de Io, la fille du roi grec d’Argos par les Phéniciens. On ne dira jamais assez la dangerosité de l’Europe, dès le départ.

Olivier Abel en 1997
Olivier Abel en 1997 © Getty / Marc GANTIER

Dans les récits grecs, l’histoire d’Europe ne commence pas dans la tranquillité mais bien dans une violence qui en appelle une autre.

Si les Grecs  - Zeus en l’occurrence - enlèvent Europe, princesse phénicienne, c’est à la suite du rapt de Io, la fille du roi grec d’Argos par les Phéniciens. On ne dira jamais assez la dangerosité de l’Europe, dès le départ.

Le commencement, donc, est un enlèvement. Ensuite, Europe, si elle est prise de vertige en chevauchant Zeus transformée en taureau, participe à l’aventure. Elle s’accroche au cou du taureau. Elle ne sait pas où elle va mais qui sait où il va ? Cromwell disait qu’un homme n’allait jamais aussi loin que lorsqu’il ne savait pas où il allait. A fortiori une femme : la détermination des femmes dans leurs choix singularise l’Europe.

Au commencement, il y a aussi une métamorphose. On est aujourd’hui tenté de penser qu’il faut aujourd’hui en opérer une autre. Beaucoup pensent que soit l’Europe change, soit l’Europe meurt.

Bibliographie :

Olivier Abel Le vertige de l'Europe Labor et Fides

Olivier Abel et Jean Matouk L’Europe et le destin de la démocratie Editions de la Fenestrelle

Filmographie :

Monsieur & Madame Adelman réalisé Nicolas Bedos (Le Pacte)

L'enlèvement d'Europe (ou comment pécho en étant un taureau) -  TVLT #14

Discographie :

Les VRP Partir

Les invités
  • Olivier AbelProfesseur de philosophie et d'éthique à la faculté de théologie protestante de Montpellier
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