"Coupe au couteau de cuisine dans la dernière époque culturelle de l'Allemagne, celle de la grosse bedaine weimarienne" H. Höch
"Coupe au couteau de cuisine dans la dernière époque culturelle de l'Allemagne, celle de la grosse bedaine weimarienne" H. Höch © Staatliche Museen zu Berlin / Staatliche Museen zu Berlin

La République de Weimar roulait à tombeau ouvert vers son terminus qui ne pouvait qu'être : Hitler.

Répéter cela, c'est nourrir non seulement un lieu commun mais une idée fausse. La fin de l'histoire n'est jamais écrite à l'avance.

La République allemande d'après la Première Guerre est certes née handicapée par le traumatisme de la défaite et la tentative de révolution qui avait suivi.

Mais, couvée dans une petite ville idyllique où soufflait encore l'esprit de Goethe, elle manifestait des intentions fécondes, en matière constitutionnelle, diplomatique mais aussi sociale.

Cependant elle se heurta à l'hostilité irréductible de ceux qui, dès le départ, étaient indifférents aux enjeux de la démocratie.

C'est à eux - et on les trouvait à tous les extrêmes de la vie politique et intellectuelle- qu'il faut d'abord imputer l’échec.

Encore que... poursuivie par trop de meurtriers, la République de Weimar inclinait souvent au suicide...

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