Semaine spéciale les "Afriques noires"

Désespéré à la vue de ce que devient la colonie qu'il avait fondée, Brazza, à 53 ans, ne trouve plus en lui l'énergie pour lutter contre la maladie.

Pierre Savorgnan de Brazza en explorateur, photographié par Félix Nadar
Pierre Savorgnan de Brazza en explorateur, photographié par Félix Nadar © domaine public

Quarante ans plus tôt, il s'était projeté dans l'exploration du bassin du Congo. Il agissait au moment le plus opportun. L'effervescence coloniale gagnait de nombreux pays d'Europe; elle était particulièrement forte en France où l'orgueil national meurtri par la défaite de 1870 ne demandait qu'à se réveiller.

Brazza, que l'opinion se représentait comme un officier sans peur et sans reproche, symbolisa parfaitement cette génération où le doublement du territoire colonial se faisait au nom de la civilisation.

Un siècle après sa mort, une fois les illusions dissipées, sa figure reste paradoxalement utile. La France, qui ne songerait plus à le mettre au Panthéon, vient même d'éprouver une divine surprise : le régime de Brazzaville a construit un mausolée à Brazza.

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