D’abord, il y a une bonne nouvelle : il nous est annoncé que le nouveau bac coûtera moins cher. Les établissements scolaires ne consacreront plus tout le mois de juin à l’organisation des dix-quinze épreuves qui les mobilisent présentement.

A la Maison des examens à Paris à l'issue de l'épreuve du baccalauréat en 1960
A la Maison des examens à Paris à l'issue de l'épreuve du baccalauréat en 1960 © Getty / Keystone-France

D’abord, il y a une bonne nouvelle : il nous est annoncé que le nouveau bac coûtera moins cher. Les établissements scolaires ne consacreront plus tout le mois de juin à l’organisation des dix-quinze épreuves qui les mobilisent présentement. C’est… au mois d’avril que l’examen aura lieu, autour d’une discipline « majeure » et d’une « mineure » que chaque élève aura choisie.

Le contrôle continu pourra compter désormais pour 40% du résultat

Mais il faudra pondérer les résultats qu’afficheront les établissements. Il y a donc aussi une mauvaise nouvelle : l’harmonisation mobilisera l’administration pendant des semaines et elle coûtera cher.

« Un nouveau baccalauréat pour construire le lycée des possibles »… A cette formule, on reconnaît la poésie inimitable de l’administration de la rue de Grenelle. Mais la question est aussi de savoir quels seront les établissements d’enseignement supérieur dont l’accès sera impossible à certains bacheliers. Pour la moitié d’entre eux, ils seront titulaires d’un bac général, pour le tiers d’un bac technique, pour 20% d’un bac professionnel.

Au total, ils seront 30 ou 40 000 de plus que l’an passé. Il nous est dit qu’avec les établissements d’enseignement supérieur, ils se choisiront les uns les autres. La formule dissimule évidemment beaucoup d’inégalités. La ministre de l’enseignement supérieur observe que la vraie démocratisation, ce n’est pas de dire « Fais ce que tu veux » mais « On va t’aider à y arriver ». Ses services parlent, dans leur langage, de « remédiation, les plus anciens se souviennent de la propédeutique qui précédait l’entrée en licence. » Qu’en sera-t-il ?

Le Conseil des ministres prendra connaissance mercredi du contenu précis de la réforme

Mais le débat est appelé à s’élargir. Chaque Français, à son métier, n’en  ajoute-t-il pas au moins deux  autres ? Délégué à la sécurité routière, on l’a vu récemment à propos de la limitation de vitesse. Mais aussi ministre de l’Education nationale.

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