Rediffusion du 14/06/2012

Les poings dans les poches trouées mais serrés sur une pierre philosophale qu'il s'agit de partager : la poésie... Sur la poésie, Terzieff n'entendait rien céder.

Portrait de Laurent Terzieff croqué sur le vif lors de sa prestation théâtrale dans Philoctète à Chambéry en février 2010
Portrait de Laurent Terzieff croqué sur le vif lors de sa prestation théâtrale dans Philoctète à Chambéry en février 2010 © Louis Garden / Louis Garden

Longtemps, il avait œuvré à la fois au cinéma et au théâtre. Il lui arrivait de tourner le jour puis de jouer le soir; explorant les deux versants, la scène et l'écran, il marchait sur une ligne de crête. Puis il avait fait un choix. Comme à celle de la poésie, il croyait à la puissance du théâtre.

A ses débuts, en 1958, au temps des Tricheurs, le public avait tout de suite eu le coup de foudre pour ce poulain superbe aux yeux verts. Il pensait s'être attaché un nouveau Gérard Philipe. Mais Terzieff était insaisissable. C'était un chercheur d'or, qui se tenait à l'écart de la vie ordinaire. Il avait quitté l'habit de la vedette et fini par ressembler à l'homme qui marche, la statue de Giacometti. Tout en angles mais d'une douceur extrême, seul mais avec tous.

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Coffret CD "Entretiens avec Laurent Terzieff" disponible au kiosque de Radio France Laurent Terzieff. Du visible à l'invisible (Collection "Les Grandes Heures" Ina / Radio France)A mots découverts, Laurent Terzieff nous livre son jardin secret. Des entretiens au plus près de ce « monstre sacré », une partition à l’image de sa carrière : exigeante et sublime. 

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