Mairie de Brétigny-sur-Orge en 2009
Mairie de Brétigny-sur-Orge en 2009 © cc / Erdrokan

Le dernier patron de Jean de Boishue, François Fillon, a même employé le mot faillite. A l’époque où celui-ci était Premier ministre, l’action de Matignon était, en outre, entravée par les obstacles dressés par l’Elysée : c’était, sans cesse, envoi de peaux de bananes et de colis piégés. Pourtant, Jean de Boishue n’en garde pas un si mauvais souvenir : le climat n’était pas empesé et si c’était un enfer, il était pavé de belles réceptions et surtout de bons sondages.

Boishue, chargé officiellement de la culture et de la communication, s’y tenait souvent dans la position du sachem, l’oreille collée à la terre pour deviner les tendances politiques et sociales à venir. On lui prêtait aussi volontiers un statut d’intellectuel, pas très difficile à obtenir dans un endroit qui n’en voyait jamais aucun.

Il est vrai qu’hors des cabinets, il a eu une autre vie : agitateur d’idées. En ce domaine, l’exemple de son chef Philippe Séguin l’inspira : entre mondialisme et nationalisme, comment rester simplement français ? Les réponses ne sont pas faciles à trouver.

Jean de Boishue, enfin, a longtemps été un bretignolais. De Bretigny-sur-Orge, département de l’Essonne dont il fut l’élu pendant une quinzaine d’années. Coincé dans des bureaux où on voit toujours les mêmes gens, il regrettait souvent la vie de maire.

Rendu maintenant au loisir studieux, il peut traîner le nez en l’air et faire ce qui l’amuse.

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