Klaus Barbie avait été condamné par contumace en 1954 mais pour crimes de guerre. En 1987 sont retenus ses crimes contre l’humanité, imprescriptibles.

 Christian Charrière-Bournazel
Christian Charrière-Bournazel © AFP / GUILLAUME SOUVANT

Klaus Barbie ne comparaît à son procès qu’aux premières audiences, du 11 au 13 mai puis, contraint et forcé, le 26. Et, à aucun moment, il n’accepte de répondre aux questions. Il estime que son extradition depuis la Bolivie était illégale et que sa place n’est pas au palais de Justice de Lyon.

Il a pourtant sévi dans la ville, de l’occupation de la zone Sud en novembre 1942 à la libération, en août 1944.

Il s’est volatilisé en 1945 pour reparaître sous le nom de Klaus Altman en Bolivie, dont il obtient la nationalité en 1957. Il sert là-bas les intérêts des dictateurs successifs, sous la protection des services secrets américains voire allemands. Il est identifié grâce aux époux Klarsfeld et un mandat d’arrêt est lancé contre lui, depuis Lyon, en 1982. Un heureux changement de pouvoir à La Paz, en 1983, permet son expulsion vers Cayenne, d’où il est transféré vers Lyon.

Il avait été condamné par contumace en 1954 mais pour crimes de guerre. Cette fois, sont retenus ses crimes contre l’humanité, imprescriptibles : la rafle de la rue Saint Catherine en février 1943, celle des enfants d’Izieu en avril 1944, et enfin le convoi de la déportation du 14 août 1944.

Exposition "Le procès Klaus Barbie. Lyon, 1987" au Mémorial de la Shoah à Paris

Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon

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