C'est déjà le nom même du dessinateur des jardins du Roi-Soleil qui permet aux Français de développer un complexe de supériorité : André est le nôtre. A sa mort, en 1700, "Le Mercure Galant" souligne qu'il ne pouvait souffrir les vues bornées. Ca, disons nous par habitude, c'est le goût de nos vieux ennemis héréditaires anglais : le jardin de nature.

Portrait d'André Le Nôtre par Carlo Maratta - 1680
Portrait d'André Le Nôtre par Carlo Maratta - 1680 © Château de Versailles

On ne peut évidemment plus parler ainsi. Il n'est pas si facile de fixer, en Europe du moins, la nationalité d'un jardin. Et trop facile d'identifier Le Nôtre au système politique despotique. Remarquez bien, disait une princesse allemande de l'époque baroque : aucune feuille n'est semblable à une autre. Et Goethe ajoutait : dans un jardin dit à la française, il est plus facile que dans un autre d'éviter les personnes qu'on ne veut pas voir. Comme quoi, dans les jardins de Le Nôtre, le regard ne va pas seulement du roi aux sujets, il peut être libre, ce qui explique la pérennité de son œuvre.

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