C’est une pièce du plus célèbre auteur de théâtre de la fin du XIXème siècle. Il s’appelait Henrik Ibsen et venait de la lointaine Norvège – en réalité, à l’époque d’ « Un ennemi du peuple », il vivait beaucoup plu au Sud, à Rome.

Portrait d'Henrik Ibsen
Portrait d'Henrik Ibsen © Getty / Heritage Images

La scène se passe dans une petite ville dont la prospérité satisfaite est assurée par une source thermale.

Cette source thermale réputée pure, c’est en réalité un marécage fangeux. Cette affirmation scandaleuse est dite haute et fort par le médecin chef de l’établissement thermal, le docteur Stockmann.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la ville va se retourner contre le docteur que la majorité des habitants accuse de saper leurs fonds de commerce. La maison de Stockmann est cernée, ses vitres brisées.

Colérique, égocentrique, dénué de sens politique, le docteur n’a pas su convaincre. Ibsen se sent pourtant en sympathie avec lui, peut-être davantage qu’avec aucun de ses autres personnages.

Le docteur reste persuadé que celui qui est le plus seul est en fait le plus fort. Dans la ville qui le maudit, il va créer une école nouvelle, espérant en un re-commencement.

« Un ennemi du peuple » est une pièce souvent reprise en France ces dernières années. Elle était portée par le courant écologiste, elle suscitera encore davantage d’intérêt après la crise sanitaire que nous vivons.

Bibliographie :

  • Théâtre de Henrik Ibsen, Régis Boyer (Traducteur) (La Pléiade).
  • Ibsen de Jacques De Decker (Gallimard).
  • Revue littéraire mensuelle EUROPE N°840, avril 1999 : HENRIK IBSEN par Bjorn Hemmer, Collectif, Régis Boyer, Espen Haavardsholm, Benjamin Fondane
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