Les midterms ont prolongé le suspense qui règne depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche. Le président garde ses chances d’être réélu en 2020 et les démocrates leurs espérances de reprendre les commandes, si du moins ils dessinent un cap. Le combat se poursuit donc mais dans un climat de plus en lourd.

Décompte des votes sur la chaîne ABC lors de l'élection présidentielle de 1972 aux Etats-Unis
Décompte des votes sur la chaîne ABC lors de l'élection présidentielle de 1972 aux Etats-Unis © Getty / Hulton Archive

Nous sommes entrés dans une époque d’anorexie démocratique. L’expression vient d’être utilisée par Jacques-Yves Bellay dans la revue Esprit. L’appétit politique nous abandonne. Ici comme aux Etats-Unis d’ailleurs. Plus de la moitié des Français pensent que ce sont les marchés financiers qui détiennent le plus de pouvoirs et plus des trois quarts qu’ils en détiennent maintenant trop pour envisager de les abandonner. Dans ces conditions, si le menu est imposé, à quoi bon imaginer encore de choisir à la carte ?

D’un côté, l’anorexie : LE politique est dévalué.

De l’autre, l’attente nerveuse, la gloutonnerie, l’addiction à la comédie de LA politique.

C’est ainsi que plus de 70% des Américains déclaraient que les midterms étaient très importants mais qu’ils ont été moins de 50% à y participer – et encore était-ce un pourcentage exceptionnellement important. On sait depuis longtemps que la démocratie, par nature, produit le désenchantement. Mais les théoriciens du politique pouvaient encore la présenter comme une culture du débat, soucieuse des droits individuels comme de la lutte contre les inégalités. Or une polarisation inexpiable progresse. Pour sauvegarder la démocratie, on demande des démocrates !

Programmation musicale :

  • "November rain" de Guns n' Roses (Album Use your illusion)
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