Dessin humoristique sur le divorce par André Gill paru dans le n° 51 de la Petite Lune en 1878
Dessin humoristique sur le divorce par André Gill paru dans le n° 51 de la Petite Lune en 1878 © domaine public / BNF

Au Vatican, vient de s’ouvrir, et jusqu’au 25 octobre, un «synode» –assemblée de plus de 300 cardinaux et évêques du monde entier, d’experts et d’observateurs non catholiques–portant sur l’avenir de la «famille»....

L’appellation de « chambre introuvable » aurait été inventée par Louis XVIII quand, après les Cent jours, revenant assez songeur de son exil de Gant, il vit déferler sur le Palais Bourbon une vague de députés ultras qui ne rêvaient que de réparation religieuse et de revanche sociale.

Il est vrai que le mode de scrutin à l’époque de la Charte faisait la partie belle aux grands propriétaires fonciers donc à l’antique noblesse. Les députés sont désignés par 100 000 français seulement et ils sont eux-mêmes très peu nombreux et passablement rassis. Leur prétention est de revenir autant qu’il est possible à l’Ancien Régime - aussi l’abolition du divorce, lequel avait été recommandé par les philosophes et autorisé par la Révolution leur paraît-elle la priorité des priorités. Bonaparte pourtant dans le code civil n’en avait maintenu que la possibilité, le rendant quasi inaccessible. C’est à peine s’il s’en prononçait encore cinquante par an. Mais c’est trop encore pour les ultras. Il faut selon eux tirer toutes les conséquences du rétablissement du catholicisme comme religion d’Etat et le souvenir de la courte période où, entre 1792 et 1801, 1 mariage sur 3 avait pu être dissous, leur paraît insupportable. Derrière leur chef de file Louis de Bonald, ils engagent le combat.

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Théâtre du Vieux-Colombier En 1913, Jacques Copeau arpente la Rive gauche à la recherche d’un lieu pour y ancrer ses ambitions théâtrales. Il se fixe au 21 rue du Vieux-Colombier, loin des grands boulevards où fleurissent d’abondants et bruyants théâtres qui ressemblent le plus souvent à de vastes salons bourgeois. Avec une rigueur ascétique, Copeau ouvre cet espace « contre toutes les lâchetés du théâtre mercantile ». Un vent d’enthousiasme souffle, interrompu par la guerre de 1914, mais l’onde de choc est lancée et marque profondément l’aventure théâtrale moderne. Refus du décor, de la machinerie, de l’accessoire afin de privilégier l’oeuvre et l’auteur. Jacques Copeau pousse plus loin que quiconque l’esthétique du plateau nu. Appelé par ses contemporains « le patron », il est l’âme de ce théâtre.

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