Alaa El Aswany n’est pas sans ressembler à Achraf l’un des personnages de son nouveau roman "J’ai couru vers le Nil" : un bourgeois élégant quoi a rejoint le peuple et qui fait parcourir la place aux journalistes étrangers, les émerveillant par son allure, son sourire aimable, sa maîtrise du français et de l’anglais.

Alaa Al Aswany
Alaa Al Aswany © Radio France / vincent josse

En direct et en public depuis les Rendez-vous de l’Histoire de Blois (auditorium de la bibliothèque Abbé Grégoire)

En janvier 2011 Alaa El Aswany, le chroniqueur de L’immeuble Yacoubian, est devenu l’un des porte-paroles de la Révolution de Tahrir.

Il n’est pas sans ressembler à Achraf l’un des personnages de son nouveau roman « J’ai couru vers le Nil » : un bourgeois élégant quoi a rejoint le peuple et qui fait parcourir la place aux journalistes étrangers, les émerveillant par son allure, son sourire aimable, sa maîtrise du français et de l’anglais.

« J’ai couru vers le Nil » entremêle les destins d’une douzaine de personnages. Certains ont atteint l’âge où, ayant beaucoup soufferts, ils voudraient jouir de ce qu’il leur reste de vie. Beaucoup sont jeunes. Leur intention n’est pas de rejeter la religion de leurs parents mais ils veulent la voir autrement que comme une somme d’obligations et de gestes pieux. La loi de la religion de devrait-elle pas être la justice ? Et l’autorité dans la religion ne devrait-elle pas être réservée à ceux qui la pratiquent ?

Mais voilà. Plusieurs personnages de « J’ai couru vers le Nil » répètent qu’en Egypte, la justice est la règle. Et, après la reprise du pays par l’armée, les héros de Tahrir apprendront vite qu’ils ne sont rien. Asma, jeune professeur qui avait tenté de prendre ses responsabilités, modestement, à sa place, conclura : notre pays est détraqué et jamais on ne le réparera.

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