Depuis que le clan Assad règne sur la Syrie, les rapports de Paris et de Damas ont généralement été commandés par le réalisme.

Nicolas Sarkozy, Bachar el-Assad et Hosni Mubarak lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée le 13/07/2008
Nicolas Sarkozy, Bachar el-Assad et Hosni Mubarak lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée le 13/07/2008 © Reuters / Charles Platiau

Ils se sont parfois tendus à cause de l'ombre que faisait la Syrie aux positions françaises au Liban mais même lors d'une des plus graves crises, en 1984, après des attentats et des prises d'otages, François Mitterrand consentit à se rendre en voyage officiel chez Hafez El Assad: "Je me suis posé des questions sur ce que vous faites, la réponse à cela est contenue dans le fait que je suis venu vous voir." Que la Syrie fût devenue un "état de barbarie" importait moins à la diplomatie française que sa situation: "Vous êtes la seule force de la région ", disait François Mitterrand à Hafez.

En 2000, Jacques Chirac tenta encore de "coacher" l'héritier par défaut, Bachar. Le premier tête-à-queue de la politique française intervint très tard, en 2005. Aujourd'hui, les relations sont totalement rompues. Mais le problème est maintenant de distinguer la politique de la seule morale et de trouver dans les nouvelles lignes de faille du Proche-Orient d'autres alliés qui permettent à la France de ne pas lier son destin dans la région aux seuls Etats-Unis.

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Syrie - Journaux Intimes de la Révolution Caroline Donati, journaliste spécialiste de la Syrie à Mediapart, récupère des vidéos de jeunes syriens engagés dans la révolution. Son projet est de diffuser dans un webdocumentaire leurs témoignages sous la forme de journaux intimes. Elle a été rejointe par la réalisatrice de documentaire Carine Lefebvre-Quennell. Le projet est produit par DKB Productions.

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