Frédéric Keck et un informateur sur le marché central de volailles Cheung Sha Wan de Hong Kong en 2007
Frédéric Keck et un informateur sur le marché central de volailles Cheung Sha Wan de Hong Kong en 2007 © Radio France / F.Keck

Le virus Ebola, identifié depuis une quarantaine d’années et qui avait pour nid la région des Grands lacs en Afrique centrale, sévit ainsi maintenant en Afrique de l’Ouest et avec une vigueur jamais atteinte.

Il n’y a pas de perspective de vaccination à l’horizon et les médecins sont obligés de convenir qu’on ne sait pas tout, loin de là, sur l’apparition du virus et encore moins sur l’efficacité des premiers traitements explorés. En revanche, on dit aux gens qui semblent pouvoir être touchés qu’il leur faut rejoindre le plus tôt possible les établissements de soin.

Une fois de plus, la ligne de front des pandémies s’avère difficile à tenir. Du côté animal, on ne peut même pas imaginer que les chauves-souris, les porcs et les singes d’Afrique soient susceptibles d’une administration comme les volailles au temps de la grippe aviaire. Et, du côté humain, l’isolement du virus doit-il passer par l’isolement des personnes ? Les populations effarées voient des secouristes débarquer en tenue de cosmonautes et emmener les malades ou supposés tels dans des hôpitaux, d’où leurs proches seront tenus éloignés car ce sont aussi des lieux où les risques sont grands de transmission inter-humaine du virus.

Chaque année, par définition, nous rapproche d’une nouvelle pandémie. Chaque année, des dispositifs de préparation et de sécurité se mettent en place. Ne serait-il pas souhaitable qu’y participent aussi des partenaires qui réfléchiraient autrement qu’en termes d’urgence ?

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