On disait que, depuis Nohant, on n’avait pas de vue : George Sand aimait planter des arbres mais hésitait à en abattre. En revanche, sur Nohant, on peut avoir des points de vue très différents. On peut soutenir que c’est un château attendant pour son entretien les revenus de ses 200 hectares de terre.

La maison de l'écrivaine française George Sand à Nohant (Indre, région Centre-Val de Loire)
La maison de l'écrivaine française George Sand à Nohant (Indre, région Centre-Val de Loire) © Getty / DEA / G. DAGLI ORT

On disait que, depuis Nohant, on n’avait pas de vue : George Sand aimait planter des arbres mais hésitait à en abattre.

En revanche, sur Nohant, on peut avoir des points de vue très différents. On peut soutenir que c’est un château attendant pour son entretien les revenus de ses 200 hectares de terre. Non, répondait Daniel Halévy, historien et essayiste dans son livre Visites aux paysans du Centre (1935) : c’est une grosse maison veillant à ses alentours comme une mère poule protège ses poussins. Halévy, admirant l’intérieur et particulièrement la cuisine, y voyait un monument de magnificence ménagère. On peut aussi bien attester que l’argent manquait constamment et que George Sand écrivait pour payer dans l’urgence les dettes béantes de Nohant.

Nohant est multiple.

C’est une habitation à la recherche d’un plus grand confort.

C’est un projet de communauté artistique que les saisons de théâtre qui se tenaient dans la maison de septembre à novembre, résument au plus juste : la famille avec, au premier chef, le fils Maurice, des auteurs, des acteurs, les voisins de la ville, les paysans et les domestiques : tous embarqués ensemble…

Nohant, c’est aussi un mode de vie. Vie bourgeoise ? Nullement : George ne concevait pas une maison repliée sur elle-même. Vie d’artiste ? Sans doute. Vie de bohème ? Certainement pas. George Sand aimait la règle et la tenue : par exemple, il ne fallait pas compter sur elle pour décrire les conduites sexuelles des uns et des autres.

Nohant, surtout peut-être, c’est un jardin de 5 hectares où se sentir oiseau, fleur, végétal, minéral. Où sentir toute la vie à nous connue se manifester en soi. Bref, un petit monde sans clôture. Une parcelle du monde.

Le site de la maison de George Sand

L'association : Les amis de George Sand

Programmation musicale : Sonate n°3 de Chopin par Emil Gilels

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