Rediffusion du 27/12/2012

La crise s'efface, les bons jours sont de retour. Les orchestres poussent comme des champignons, celui de Benny Goodman les dépassant tous d'une tête. C’est la vague duswing , que renforcent le cinéma, la radio, les 150 000 juke-boxes du pays et l'industrie du disque - dix fois plus de disques vendus aux États-Unis en 1940 qu'en 1930.

Charlie Parker, Tommy Potter, Miles Davis, Dizzy Gillespie and Max Roach au "Three Deuces" à New York en août 1947
Charlie Parker, Tommy Potter, Miles Davis, Dizzy Gillespie and Max Roach au "Three Deuces" à New York en août 1947 © The William P. Gottlieb Collection / William P. Gottlieb

Le temps de la prospérité est aussi celui de la légitimité. C'est John Hammond , un homme bien mis qui ne boit que de l'eau gazeuse, qui contribue le plus à construire au jazz une réputation de grande musique et lui ouvre même, en 1938, les portes de Carnegie Hall.

Quand, après l'entrée en guerre, le swing sera à son tour recouvert par le bop , Hammond et, en même temps que lui, bien des témoins d'une génération se retireront. Viendra Charlie Parker , l'oiseau : son vol se terminera vite en piqué.Le style du jazz, c'est la rapidité .

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