Le président George W. Bush lors de la signature du USA PATRIOT Act à la Maison-Blanche, le 26 octobre 2001
Le président George W. Bush lors de la signature du USA PATRIOT Act à la Maison-Blanche, le 26 octobre 2001 © domaine public

Il est des moments où l’emportent les comportements vertueux. Ainsi, dans les années 1970, après la surveillance illégale du Watergate, le siège du parti démocrate, une distinction étanche est établie : l’écoute des puissances étrangères et de leurs agents, c’est une chose mais les dispositions de la loi sont beaucoup plus strictes quand il s’agit des affaires intérieures.

Cependant, dès les années 1990, le balancier s’inverse. Attentat contre le World Trade Center, questions sur les ambiguïtés de certains citoyens américains, grand bond en avant de la technologie informatique…On dirait aujourd’hui que l’ « angélisme » n’est plus de mise. Puis vient le 11 septembre.

En moins de deux mois est mis au point le Patriot Act qui est accepté par une grande majorité du Congrès. L’utilisation des outils et des procédures de surveillance destinés aux affaires extérieures est permise de facto dans les affaires intérieures. La garantie du secret dont pouvaient s’entourer les citoyens passe du côté du pouvoir.

Contesté quant à son efficacité, souvent attaqué en justice, le Patriot Act a pourtant déjà été renouvelé deux fois et reste l’objet de sondages favorables aux Etats-Unis. Pourtant, même dans les circonstances présentes, il ne parvient pas à devenir une référence en France où, jusque dans les rangs du Front National, il demeure considéré comme un repoussoir.

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