C’est l’histoire d’un homme resté jeune qu’on a enterré lundi 9 janvier à Paris, avec les honneurs militaires. Il a dix-huit ans lorsque la guerre est déclarée.

Défilé des premiers commandos de combattants de La France libre à Londres en 1942
Défilé des premiers commandos de combattants de La France libre à Londres en 1942 © Getty / Keystone-France

C’est l’histoire d’un homme resté jeune qu’on a enterré lundi à Paris, avec les honneurs militaires.

Il a dix-huit ans lorsque la guerre est déclarée. En juin 1940, comme François Jacob, comme Daniel Cordier, et sans même avoir entendu parler du général de Gaulle, il n’hésite pas : il embarque à Saint-Jean-de-Luz. Et se retrouve à Londres le 25 juin.

Il participe à la bataille de Bir-Hakeim en Libye en mai-juin 1942. Ce n’est pas un des combats les plus massifs de cette année-là. L’Afrikakorps a tout de même engagé quelques dizaines de milliers d’hommes ; ceux qui, en face, ont charge de défendre ce simple point sur la carte blanche du désert sont précisément 3723 mais ce sont les premiers Français libres qui affrontent directement l’ennemi. Les Britanniques leur ont confié ce poste. Il s’agit de tenir.

Jean-Mathieu Boris raconte cette affaire à hauteur d’hommes avec le style qui lui est propre et qui fait de la lecture de ses Mémoires, « Combattant de la France libre », un bonheur de lecture.

Ensuite il participe à de nombreux combats, d’El Alamein à la terrible campagne de libération des Vosges l’hiver 44-45.Il est démobilisé en novembre 1945.

D’un personnage pareil, il fallait attendre qu’il ait ensuite de multiples vies. Jean-Mathieu a 91 ans lorsque cet entretien, que nous rediffusons, est réalisé, en juin 2012.

Programmation musicale :

Jean Sablon "Je tire ma révérence" (1959)

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