Jean-Louis Crémieux-Brilhac au Sénat en 2010
Jean-Louis Crémieux-Brilhac au Sénat en 2010 © Flickr / Sénat

Le travail d’historien de Crémieux-Brilhac fait référence. Il y consacra sa troisième vie, après sa retraite de haut fonctionnaire – il avait été l’âme de la Documentation française. Ses « Français de l’an 40 », en deux gros volumes comme « La France libre », du même format, lui ont fait retrouver son expérience de jeune homme, mais sous un autre angle : ce ne fut pas facile pour lui de rester fidèle à la fraternité ardente qu’avait été pour lui la France libre tout en se pliant à la nouvelle discipline qu’il avait choisie en devenant historien. Mais un Français libre, c’est cela : non pas un homme qui est arrivé à Londres mais un homme toujours prêt à repartir.

Crémieux entretint ainsi sa longévité. A sa mort, il y a un an, à 98 ans, il avait encore en chantier deux livres dont l’un, écrit aux deux tiers, est publié aujourd’hui. En écho à « L’étrange défaite » du maître Marc Bloch, Gallimard lui a donné le titre de « L’étrange victoire ». Pour croire si vite à l’issue improbable de la Libération, il a fallu en effet que les Français libres aient une passion chevillée au corps. « Ce sont les mêmes qui n’aiment pas qui ne savent pas s’engager » , disait Crémieux-Brilhac.

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Le site du musée de l'ordre de la Libération Le musée de l'ordre de la Libération est dédié à l'ordre mythique fondé par le général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale et aux compagnons de la Libération. Les collections qui composent le musée retracent le parcours des combattants de la France libre, des résistants de l'intérieur et de ceux qui furent déportés pour avoir résisté à l'oppression nazie. Réouverture du Musée le 21 mai 2016.

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