Troupes allemandes entrant à Bruxelles le 20 août 1914
Troupes allemandes entrant à Bruxelles le 20 août 1914 © domaine public

En août 1914, l'état-major allemand a choisi de déferler sur la Belgique pour atteindre la France. Les dés roulent, les hommes tombent. A la fin de l'été, la Belgique - presque toute entière - et une dizaine de départements français - totalement ou partiellement - entrent dans une longue période noire qui va leur paraître interminable. Les habitants continuent de parler d'une invasion mais c'est une occupation qui s'installe. Plus arbitraire encore en France qu'en Belgique. Les civils, de citoyens qu'ils étaient, se retrouvent dans une situation qui rappelle l'esclavage à l'ancienne. A moins qu'elle n'annonce les pires formes de la coercition moderne que notre siècle se chargera ensuite d'améliorer : la faim comme principe d'affaiblissement, les déportations par groupes indifférenciés. Avec, à l'horizon, les camps de concentration, les miradors et les barbelés électrifiés qui commencent à s'inscrire dans le paysage.

Il est arrivé que, dans les tranchées, les hommes finissent par se comparer aux rats qui leur disputaient l'espace. Dans les régions de 14-18 qui vont nous intéresser et qui font aujourd'hui figure de laboratoires, les occupants savaient-ils qu'ils inauguraient une époque où non seulement les hommes mais les femmes, les enfants devraient apprendre qu'ils pouvaient être, effectivement, des rats ?

Dossier_lien_1418 à l'arrière des tranchées
Dossier_lien_1418 à l'arrière des tranchées © Radio France

Les liens

Exposition "Entendre la guerre"

Musée royal de l'armée et de l'histoire militaire de Bruxelles

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