Jean-Claude Drouot sur le tournage de Thierry la Fronde
Jean-Claude Drouot sur le tournage de Thierry la Fronde © corbis

L’ombre de Thierry la fronde qu’il incarnait au milieu des années 1960 a longtemps suivi Drouot : combien de gamins ont porté ce prénom à cause de lui ?

Cependant, de suite, il a secoué la tutelle du succès commercial. Rompant avec les emplois qu’il lui réservait ; jouant, furieusement excessif, les pièces paniques d’Arrabal ; interprétant en famille sur le registre de la simplicité, « le bonheur » d’Agnès Varda. Il y interprétait un menuisier : il y a un côté artisan chez Drouot.

Chef de troupe, il a été Cyrano et Jaurès. Persuadé dès sa jeunesse en Belgique que le français est une magnifique langue de théâtre, il a été Alceste et Auguste. Massif mais traversé par une faille, il a été le roi Lear et Kean.

Drouot est passé par des institutions de plus en plus importantes : directeur du Centre dramatique de Reims, du Théâtre national de Belgique, pensionnaire à la Comédie française. Mais ce ne fut jamais très longtemps.

Ce ne fut pas une carrière mais un parcours atypique, sportif, où le théâtre l’a emporté sur le cinéma et les grandes sagas familiales de la télé : « Au cinéma, disait Jouvet, on a joué ; au théâtre, on joue »

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