Le vote relève de la tradition ou au moins de l’habitude, ses formes sont un rituel bien établi. Mais ce qui peut paraître comme une évidence est en réalité une énigme.

A quoi tient un vote ?
A quoi tient un vote ? © Getty / BSIP

Aux candidats, il est demandé de déployer des compétences qui vont en faire des professionnels. Il faut savoir toquer aux portes et serrer les mains. Et répondre aux questions les plus diverses sur le prix d’un pain au chocolat ou celui d’un réacteur nucléaire. C’est de plus en plus difficile d’autant qu’il convient maintenant de fournir aussi le justificatif de toutes ses emplettes.

La tâche d’autres professionnels des élections, les professionnels du commentaire, n’est pas aisée non plus. Il leur est demandé, sinon de prévoir les résultats, du moins de les éclairer. À cet effet, ils ont constitué des observations sédimentées par des milliers de scrutins en longues séries : le vote local, le vote confessionnel, le vote de classe, etc. On constate chaque jour que la redistribution actuelle des cartes laisse les spécialistes perplexes.

Le vote relève de la tradition ou au moins de l’habitude, ses formes sont un rituel bien établi. Mais ce qui peut paraître comme une évidence est en réalité une énigme. En politique comme en économie, sous le formel, il y a l’informel. L’urne est une boite de Pandore qui contient certes des bulletins de papier mais aussi beaucoup d’intentions obliques. Pour la vider complètement, il faudrait explorer le for intérieur de chacun d’entre nous.

Programmation musicale : "Votez hein ! Bon !", de Suzanne Gabriello (1967).

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.