Rediffusion du 28/11/2014

Deux infirmières et un soldat du bataillon "Parasol" rue Warecka à Varsovie le 01/09/1944
Deux infirmières et un soldat du bataillon "Parasol" rue Warecka à Varsovie le 01/09/1944 © Joachim Joachimczyk / Domaine public / Radio France

Le parallèle entre l’insurrection de Varsovie et la libération de Paris mérite d’être fait et refait. Dans un cas comme dans l’autre, les chefs de la résistance nationale voulaient prouver leur légitimité, en prenant les devants et en précédant dans l’attaque des Allemands les armées régulières qui approchaient.

Pour le gouvernement polonais en exil à Londres et les 50000 combattants de son Armia Krajowa embusqués dans la région, c’était même une question de vie ou de mort. Staline voulait mettre la main sur la Pologne ; pour Roosevelt -et même Churchill - l’entente avec Staline l’emportait sur le soutien à la Pologne : il fallait qu’en un cri, s’élève la voix de l’indépendance.

Cependant, au bout de quatre jours de combats et de barricades, les occupants s’avèrent bientôt aussi nombreux que les insurgés, ils sont infiniment mieux armés, leur comportement est d’une brutalité inouïe tandis que l’Armée rouge, parvenue de l’autre côté de la Vistule, ne bouge pas.

En août 1944 à Paris, 1600 morts. En 63 jours, 200000 à Varsovie dont peut-être 20000 combattants.

Il est vrai que Varsovie était une position stratégique autrement importante. S’il n’y avait eu l’insurrection et le long stationnement des troupes soviétiques, ce n’est pas à Berlin que celles-ci auraient fait la jonction avec les Alliés mais beaucoup plus à l’Ouest, sur le Rhin par exemple. La géographie de l’Europe de la guerre froide s’est dessinée ici.

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