Aux téléspectateurs de la RAI, il ouvre un jour les portes du Musée égyptologique de Turin, place Carignano, à deux pas du premier Parlement italien.

Alberto Angela
Alberto Angela © Getty / Mondadori Portfolio

Aux téléspectateurs de la RAI, il ouvre un jour les portes du Musée égyptologique de Turin, place Carignano, à deux pas du premier Parlement italien. Ces jours-ci, il propose une émission sur Florence qu’Arte diffusera bientôt.

Si la chaine culturelle a acheté ce programme historique, c’est sans doute qu’il diffère de ceux qui sont conçus pour le marché français avec leurs routines : jupons et secrets des têtes couronnées, regrets éternels devant les têtes coupées…

Alberto Angela a l’avantage de participer d’une longue expérience générationnelle : son père, Piero, est un pionnier de la télévision italienne, un immense « divulgatore », comme on dit si bien en italien. Lui-même a été étudiant à Paris, à La Sapienza à Rome puis dans les grandes universités américaines, il voit grand. En outre, il compte en millénaires : il est à l’origine paléontologue. Les premiers programmes télévisés auxquels son nom est associé portent d’ailleurs aussi bien sur l’apparition de l’homme que sur la longue durée des dinosaures.

Un moment journaliste dans la presse écrite, Alberto Angela a publié aussi plusieurs livres scientifiques. Celui qu’il consacre à l’Empire romain en l’an 100 de notre ère a obtenu un succès international avant même d’être traduit en Français. Aux apprentis qui lui demandaient comment vendre des livres, Alain Decaux recommandait de faire de la télévision. Mais le succès d’ « Empire » d’Alberto Angela s’explique autrement : c’est un livre solidement construit, conçu pour être robuste, des fondations au toit. Et cela ne trompe pas.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.