Giscard aimait à dire : « Il y a des leçons de choses, il y a aussi des leçons d’hommes ». Il va prendre, ce 8 juin 1977, une leçon de jeunesse.

Valéry Giscard d'Estaing au Palais de l'Élysée, 1977
Valéry Giscard d'Estaing au Palais de l'Élysée, 1977 © Getty / Bettmann

C’est étrange, le surgissement d’Emmanuel Macron redonne une nouvelle vie à Valéry Giscard d’Estaing. On reparle de lui, de l’âge qu’il avait en début de mandat, de son livre d’il y a quarante ans, « Démocratie française », où il se targuait de pouvoir réunir deux Français sur trois sur des intérêts communs. En 1977, autour de Raymond Barre, il avait réuni lui aussi une équipe resserrée de ministres : il aurait voulu qu’on l’appelle le XV de France.

A l’été 1977, le dispositif nucléaire de l’Elysée qui était encore dissimulé à vingt mètres du bureau présidentiel, derrière une boiserie au décor pompéien, était déjà nommé Jupiter. Giscard était-il pour autant jupitérien ? Sa manière d’être naturelle créait de la distance autour de lui mais il cherchait la proximité. Au volant de sa Peugeot et en compagnie d’Anne-Aymone, il allait dîner chez les simples électeurs. Au début de 1977, pour la télévision, il avait réuni dans la salle des fêtes de l’Elysée un panel de citoyens, il était allé de table en table et avait répondu aux questions des uns et des autres. Jean-Pierre Elkabbach, alors fringant quadragénaire et qui venait d’être nommé grand mammamouchi d’Antenne 2, lui proposa de récidiver mais cette fois avec 25 élèves de terminale. Banco !

Giscard aimait à dire : « Il y a des leçons de choses, il y a aussi des leçons d’hommes ». Il va prendre, ce 8 juin 1977, une leçon de jeunesse.

Chanson Je hais les fils de riches, interprété par Les Olivensteins

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