Série "La Guerre d'Algérie, une histoire à deux voix"

Soldat français devant une maison en feu pendant la Guerre d'Algérie
Soldat français devant une maison en feu pendant la Guerre d'Algérie © Jean-Pierre Villaret / Jean-Pierre Villaret

Guy Monnerot, la première victime symbolique du conflit qui éclate à la Toussaint 1954, est un civil qui ne savait rien de l'Algérie et n'en pouvait mais.

Très vite, la guerre s'est ensuite enflammée pour atteindre les extrêmes.

Aout 1955, c'est l'insurrection dans le Nord Constantinois, région où les relations sont depuis longtemps fort tendues. Beaucoup de Français et d'Algériens, qui ne veulent pas prendre parti pour le FLN, sont sacrifiés, cruellement. Par qui, pour quoi ? Chacun des deux camps puise dans les abus de l'autre la justification de sa radicalité.

Le 6 février 1956, le président du Conseil, le socialiste Guy Mollet, capitule devant une autre émeute qui se déploie comme en réplique - celle des Français d'Alger. Il se fait attribuer par l'Assemblée à Paris des pouvoirs spéciaux qu'il délègue illico aux militaires qu'il met en place dans les trois départements d'Algérie. La condamnation à mort sans enquête pour tout rebelle pris les armes à la main, les déplacements forcés de population au motif de les mettre à l'abri, l'internement sans contrôle, la presse sous contrôle...

Cette posture des politiques est à bien des égards un abandon des responsabilités du politique. Avec elle, dit aujourd'hui François Hollande, la SFIO, le parti socialiste d'alors, a perdu son âme.

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lien image dossier algérie © Radio France
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