Le Cimetière militaire de Châlons - Félix Vallotton - 1917
Le Cimetière militaire de Châlons - Félix Vallotton - 1917 © cc / MHC – BDIC

La guerre est loin d'être finie quand, dès 1917, Michelin sort son premier guide des champs de bataille. Les visites qu'on en fait alors tiennent du pélérinage et mènent naturellement aux cimetières qu'assez vite, on a tenté de mettre en place pour civiliser la guerre de masse.

Après la fin du conflit, chacune des nations engagées organise peu à peu ses sites propres à sa façon. On peut même dire les choses autrement: les sites de mémoire de la Grande Guerre contribuent à façonner les nations qui y ont participé; c'est évident pour les futurs pays indépendants de l'Empire britannique : les Australiens, les Néo-Zelandais, les Canadiens accordent une grande importance à leurs mémoriaux.

C'est une des explications de la mondialisation des visiteurs du front de 14-18 en France et en Belgique. Leur démarche est aussi plus individuée encore qu'autrefois : beaucoup sont dans la recherche d'une généalogie familiale. Dernière information significative: le monument qui sera inauguré cette année sur le site de Notre-Dame de Lorette, nommé Anneau de la fraternité, évoquera les 600000 morts du Nord-Pas de Calais en les classant par ordre alphabétique, sans distinction de nationalité.

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Dossier_lien_1418 à l'arrière des tranchées © Radio France
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