George H. W. Bush et Mikhaïl Gorbatchev lors d'une conférence de presse au sommet d'Helsinki le 9 septembre 1990
George H. W. Bush et Mikhaïl Gorbatchev lors d'une conférence de presse au sommet d'Helsinki le 9 septembre 1990 © George Bush Presidential Library / Susan Biddle

Le 25 décembre 1991, une fois son discours de démission prononcé devant le monde, Gorbatchev conviait pour un ultime déjeuner au Kremlin ses derniers fidèles mousquetaires.

Aussitôt, Andreï Gratchev descendait de l’Olympe du Comité central. D’ailleurs, il n’y avait plus d’Olympe, plus de Comité central. Le drapeau rouge avait été amené sur le toit du Kremlin.

Mais depuis quand l’Union soviétique ne faisait-elle que se survivre ? D’une part, les hommes d’appareil conscients comme Gratchev pensaient qu’une occasion décisive de réforme avait été manquée dans les années 1960 mais d’autre part, la société dans son ensemble ne comprenait toujours pas l’imminence de la catastrophe quand Gorbatchev entamait enfin ses réformes. Et celui-ci, pour les mettre en musique, ne savait jouer que d’un instrument, le Parti : c’était un peu difficile de demander au poulet de courir directement à la broche.

Ou, pour parler comme François Mitterrand qui, d’ailleurs, s’en désolait : on ne ravale pas une maison dont les murs ne tiennent plus.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.