Début du XIVe siècle. Philippe le Long demande à la première des Chambres des comptes de vérifier les dépenses royales. C'est ainsi que les comptables commencent à se pencher sur l'épaule des ordonnateurs...

"La Cour des comptes" haut-relief ornant la galerie circulaire autour du tombeau de Napoléon 1er aux Invalides
"La Cour des comptes" haut-relief ornant la galerie circulaire autour du tombeau de Napoléon 1er aux Invalides © flickr / Esteban Romero

La Cour des comptes d'aujourd'hui peut donc se targuer d'être l'héritière de la monarchie. Elle aime à ajouter qu'elle a été confimée par l'Empire et consolidée par la République. Jacques Chirac, qui est issu de ses rangs, rappelait volontiers cette triple consécration.

En réalité, l'histoire de l'institution n'est pas aussi linéaire. A la fin de l'Ancien Régime, elle avait beaucoup régressé et ne jouait pas son rôle indispensable: sans doute la comptabilité de l'Etat était-elle correctement tenue mais son endettement le faisait rouler dans l'abîme. Quant à Napoléon, qui a effectivement refondé la Cour en 1807, il n'en attendait qu'une fonction de renseignement. C'est très lentement qu'elle gagne en légitimité.

Dans notre société où s'étend la défiance, la Cour des comptes est aujourd'hui une des rares institutions à demeurer crédible. Faisant valoir que les ressources sont plus rares et qu'il faut réapprendre à compter, elle reculerait volontiers les frontières de son action. Cependant des bornes indépassables continuent de la limiter.

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