La Sorbonne aime à se situer toujours dans le sillage de l’exemplaire Collège des Nations du Moyen Age qui, dirait-on aujourd’hui, recrutait déjà à l’international.

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La Sorbonne © Getty

La Sorbonne aime à se situer toujours dans le sillage de l’exemplaire Collège des Nations du Moyen Age qui, dirait-on aujourd’hui, recrutait déjà à l’international.

Mais le rayonnement du Quartier latin a varié selon les époques.

C’est peut-être dans les années 50-70 que la présence des étudiants de l’ancien domaine colonial y fut la plus visible. On parlait alors de Paris comme d’une capitale politique du Tiers Monde en effervescence.

Ce n’était pourtant pas vers ces pays que la stratégie de l’Université s’était d’abord tournée. Il y a un siècle, elle se satisfaisait d’abord de recruter des hispanophones, des anglophones et, au premier chef, des slaves. Aujourd’hui, si les pays francophones ne sont évidemment pas négligés, l’accent est souvent mis sur les grandes puissances d’Asie. Dans l’enceinte élargie de la Cité universitaire, qui est avec la Sorbonne, l’autre grand signal parisien émettant vers le vaste monde, on prépare une extension de la Maison de l’Inde, une Maison de la Chine et une Maison de la Corée du Sud.

Cette périodisation et cette géographie dessinées à gros traits méritent néanmoins examen.

A force de s’entendre répéter les impératifs de la concurrence internationale, les Français sont devenus familiers des conséquences qu’en tirent les universités : européanisation des diplômes, concentration pour atteindre la taille paraît-il nécessaire, usage de plus en plus courant de l’anglais etc…En revanche, l’histoire de leurs politiques en direction du vaste monde est beaucoup moins connue. Pourtant les premiers dispositifs organisés, volontaristes même, remontent à la fin du XIXème. Comme, d’ailleurs, les premiers classements internationaux des universités – ce qui est rarement dit.

Conférences à la Sorbonne le samedi 16 septembre 2017 : "La Sorbonne patrimoine des jeunesses du monde".

Programmation musicale : "Algérie mon beau pays" de Slimane Azem

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