Conseil de l'Eurométropole de Strasbourg du 30 janvier 2015
Conseil de l'Eurométropole de Strasbourg du 30 janvier 2015 © cc

Samedi, trois pages de publicité dans « Libération » : on voit un jeune couple invité à rejoindre le Nord en TGV pour goûter les charmes de Lille-Métropole qui, comme chacun sait, est une fête constante qu’on vient partager depuis Paris, Bruxelles ou Londres. Le même jour, les pages politiques du quotidien sont cependant nourries par l’inquiétude : et si les électeurs de la région dont Lille métropole est la capitale choisissaient pour les diriger un parti qui recommande la fermeture des frontières ?

Chacun d’entre nous ressent l’avènement du monde dans son quotidien : l’attention à la nouveauté, la vigilance devant les dangers qui peuvent survenir de partout, la mobilité deviennent des processus impératifs. Au niveau géographique, la métropolisation serait la meilleure configuration qui assurerait la présence au monde. Dans une métropole, il y a assez de ressources, de fils combinés pour pouvoir s’adapter aux changements; la métropole c’est un commutateur : une activité s’éteint, elle en allume une autre.

Le risque, c’est qu’en retrait, se tienne une France qui ne partage pas cette fièvre. La mobilité a un coût très lourd pour qui a une formation ou des revenus modestes. Sans compter qu’elle bouleverse les repères géographiques traditionnels. On a beaucoup parlé de « souffrance sociale », certains surenchérissent en proposant de réfléchir aussi à la « souffrance spatiale ».

En tout cas, avec la métropolisation, il est difficile de garder la représentation d’un territoire qui serait fondée sur l’égalité.

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