Semaine spéciale les "Afriques noires"

Sony Labou Tansi en 1990
Sony Labou Tansi en 1990 © Radio France /

Les Africains prennent la parole au sérieux et Sony Labou Tansi tout le premier. Romancier, une demi-douzaine de livres édités au Seuil à Paris, créateur de théâtre, une pièce chaque année avec son illustre compagnie le Rocado Zulu. Son français inouï était submergé par la vieille culture orale Congo. Mais, son écriture ne parlait pas qu’à l’oreille, aux yeux aussi, à chaque page elle imprimait des images.

Tchicaya U Tam'si, le grand patriarche des lettres congolaises, écrivait « son corps ne savait pas porter le luxe, je crois qu’il avait l’âme propre » . Hélas, chaque vie se doit de vider sa coupe et Sony Labou Tansi mourût précocement du Sida en 1995, relativement isolé, dans les troubles qui commençaient au Congo. Cependant, écrivait-il, « j’ai surmonté toute chose et toute chose m’a dit que je reste à venir dans le manège des mondes ».

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