Si le contrôle des archives publiques était l'apanage des Républicains, les Chouans ont laissé des chants populaires, des mémoires de vie et des lieux de souvenir. Il revient à l’historien de puiser à ces sources.

Dans l’Ouest, la Révolution a suscité des mémoires antagonistes. La Vendée, où se leva une grande « armée catholique et royale » et où la répression atteignit des sommets de violence, s’est alors constituée comme une terre à part. 

En Bretagne, le mouvement de la chouannerie s’est prolongé longtemps, quarante ans durant et, à certains égards, il n’est pas fini. Cependant, il a peu touché le Finistère et l’Ouest des Côtes-du-Nord et, face aux zones « blanches » où il était puissant, il était aussi des zones « bleues » où il s’est trouvé mis en échec. 

La Bretagne est une marqueterie politique autrement compliquée qu’on ne le croit.

Le général Hoche recommandait aux troupes bleues de s’en tenir à une bonne conduite. Le même devoir s’impose aux historiens vis-à-vis des vaincus. 

Mais les deux camps sont inégalement dotés. Les républicains avaient le contrôle de la production des archives publiques : il arrive toutefois qu’on puisse y restituer d’autres points de vue. Et les chouans ont laissé des chants populaires, des autobiographies, des lieux de souvenir : à l’historien de les organiser autrement qu’en reliquaires.

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12e Journées de l'Histoire de l'Europe

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  • Jean GuillotHistorien, commissaire divisionnaire de la Police nationale (ER)
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