La Cinquième République organisera l’orchestration de ces réalisations-phares mais la composition en est signée par la Quatrième République.

C’est la production automobile qui a donné le branle : en 1958, il y aura une voiture pour sept habitants. L’avion semble beaucoup moins accessible : à la même date, seuls 4% des Français l’ont déjà emprunté. Cependant, les gouvernements de la Quatrième cherchent à rendre à l’aéronautique française une part de son lustre d’antan. En 1957, est constituée, pour développer la Caravelle, une société plus grande que celle d’origine : c’est Sud-Aviation, basée à Toulouse, avec un capital d’état à 99,9%.

Le vrai président de l’avion-vedette, c’est le patron de Sud-Aviation, Georges Héreil, dit Jojo la Caravelle. Il soutient que le succès ne deviendra un triomphe que si l’avion se vend aussi aux Etats-Unis : ce ne sera guère le cas. Et que s’il est décliné longtemps dans des versions nombreuses : or, dès 1962, l’effort est porté sur le futur Concorde. Héreil démissionne en 1963 et le général de Gaulle, dès 1964, se demande si le Concorde pourra un jour être rentable.

Redonnons à chacune des périodes son rôle exact. Le choix de la Caravelle, c’est une réussite de la Quatrième. Le choix du Concorde, c’est la responsabilité de la Cinquième.

Les liens

Le musée de l'air et de l'espace

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.