Série "La Guerre d'Algérie, une histoire à deux voix"

Une S.A.S. en Algérie en 1960
Une S.A.S. en Algérie en 1960 © Jean Poussin / Jean Poussin

A compter du plan Challe en 1959, le mot d'ordre est plus que jamais : la pacification. Le dessein de De Gaulle, qu'il ne fait partager qu'à demi, est déjà de négocier. Mais, pour cela, il faut que l’adversaire soit affaibli au maximum. Les militaires s'y entendent: les frontières de l'Algérie sont hermétiquement bouclées, les maquis peu à peu asphyxiés, des supplétifs recrutés - en plus grand nombre, d'ailleurs, que ne le souhaiterait de Gaulle.

A l'intérieur du pays, où une circulation minimale est tant bien que mal rétablie, la pacification donne aux officiers des fonctions politiques auxquelles ils peuvent prendre goût. Mais les grands choix politiques leur échappent. De Gaulle n'a jamais cru à l'intégration véritable. Il mesure le coût diplomatique insupportable du conflit. Il ne considère pas que la pacification puisse être intégrale. Il joue pragmatiquement des circonstances.

Et elles changent sans cesse. Si la guerre avait cessé quelques mois plus tôt, les configurations dans les rangs des officiers n'auraient pas été les mêmes. Et elles étaient plus mouvantes encore dans le camp des harkis. Mais y avait-il un camp des harkis ? Evidemment non.

L'Algérie ne ressemblait pas aux slogans des uns et des autres, elle était friable à l'extrême.

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lien image dossier algérie © Radio France

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