Novembre, dans une atmosphère nocturne et chevaleresque, les bazars adoubés par l'Ecole reçoivent le sabre et le couvre-chef - le casoar. Auparavant il leur a fallu se plier aux rituels d'intégration.

Sous-lieutenants de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr pendant le défilé du 14 juillet 2007 sur les Champs-Élysées
Sous-lieutenants de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr pendant le défilé du 14 juillet 2007 sur les Champs-Élysées © Wikimedia Commons / Marie-Lan Nguyen

Cet automne, un élève y a trouvé la mort. Il venait d'une famille qui se tenait aux antipodes de Coëtquidan. Après des études dans un établissement convention ZEP et un brillant parcours à Sciences Po, il avait cherché à rejoindre la Tradition telle que l'entend Saint-Cyr. Il s'appelait Jallal Hami.

L'armée, dont les deux tiers des membres dorénavant sont contractuels, est pourtant une machine à intégrer plus efficace que d'autres et le système Saint-Cyr est moins oligarchique que celui de bien des grandes écoles. Il cherche à trouver sa place au centre de la société. Mais la société ne manque pas de raisons de le regarder comme un isolat qui entretiendrait dans son refuge de Coëtquidan des coutumes dépassées.

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