Semaine spéciale « 14-18, une guerre mondiale »

Les manifestations françaises du Centenaire de la Grande Guerre pensaient, dans un premier temps, privilégier la perspective franco-allemande. C'est une tradition maintenant quasi établie et quasi un automatisme. Kohl et Mitterrand à Verdun, Merkel et Sarkozy sous l'Arc de Triomphe...

Le Prince héritier Rupprecht de Bavière accueillant des anciens combattants à Munich en 1931 pour une commémoration
Le Prince héritier Rupprecht de Bavière accueillant des anciens combattants à Munich en 1931 pour une commémoration © domaine public / Bundesarchiv

Et puis, il a bien fallu admettre que les mémoires des deux pays ne coïncidaient pas vraiment. Non pas que les Allemands refusent de considérer la part de responsabilité de l'Empire de Guillaume II dans l'engrenage et ensuite dans la brutalisation du conflit. En revanche, ce qui leur paraît difficile à concevoir, c'est la période 14-45 considérée comme un bloc, une Guerre de Trente Ans : cela, c'est une vision française, qu'on trouvait par exemple dans la bouche du général de Gaulle ou, aujourd'hui, sous la plume de Jean-Pierre Chevènement. La mémoire des Allemands, elle, est requise, encore et toujours, par l'évènement de 1933 : l'arrivée de Hitler à la chancellerie, le grand saut dans l'enfer.

Berlin, cette année 2013, organisait ainsi des dizaines d'expositions pour explorer le nazisme. En 2014, le musée d'histoire de l'Allemagne en consacrera une seulement à la Grande Guerre : 14-18 ne peut pas revenir au premier plan dans les mêmes conditions qu'en France.

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Historial de Péronne l'Historial de la Grande Guerre est à la fois un musée d'histoire de la Grande Guerre, un centre international de recherche et un centre de documentation, situé depuis 1992 à Péronne.

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