Intérieur du musée de Tuol Sleng au Cambodge
Intérieur du musée de Tuol Sleng au Cambodge © lecercle / lecercle

Kieu Samphan ancien chef de l'état khmer rouge, enfin convoqué, à Phnom Penh, à un procès trop tardif, avec les derniers "Frères dirigeants" survivants, maintient, comme eux, le déni. Entre 1975 et 1979, disparait entre un quart et un tiers de la population du Cambodge et la responsabilité n'en reviendrait pas aux khmers rouges ?

Avant les "Frères dirigeants", a comparu Douch, responsable de la sinistre prison S 21, l'endroit le mieux documenté de cette époque du secret et des fantômes. Un responsable de rang intermédiaire et d'intelligence supérieure. Le cas n°1 pour les Chambres extraordinaires des Tribunaux Cambodgiens. Un cas exceptionnel aussi : lui, il reconnaît sa responsabilité.

Mais jusqu'à quel point ? Le long procès de six mois a tourné court; essorant, éprouvant, il n'a pas été assez puissant pour qu'on sorte de l'ambiguïté. A la fin, Douch a demandé à être dispensé de peine et donc de la responsabilité dont il s'était accusé. Il a contesté le verdict - trente ans. Et en a demandé un autre - qui doit être rendu, en appel, le 3 février.

D'ici là, ce mercredi 18 janvier sort un film de Rithy Panh, "Duch, le maître des forges de l'enfer" . Le cinéaste a voulu filmer Douch les yeux dans les yeux. Faute d'avoir obtenu l'autorisation de tourner comme il l'entendait.

Notre invité a suivi, lui aussi, les audiences, assidument. En écoutant et en regardant, comme s'il disposait des trois caméras demandées par Rihty Panh. Son livre, "le maitre des aveux" , rend compte, avec précision mais depuis un point de vue.

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Duch, le maître des Forges de l'enfer

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