Série "La Guerre d'Algérie, une histoire à deux voix"

Membres des délégations algérienne et française avant la signature des Accords d'Evian le 18 mars 1962
Membres des délégations algérienne et française avant la signature des Accords d'Evian le 18 mars 1962 © Radio Algérienne / Radio Algérienne

Septembre 1959. L'autodétermination, c'est la fin de la chimère d'une francisation impossible. "L'Algérie française", selon De Gaulle, c'était le tonneau des Danaïdes. Ou, du moins, une bouteille diabolique : "Essayez, disait-il, d'y intégrer de l'huile et du vinaigre; agitez: au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau...". Mais, au bout du processus d'autodétermination, y aurait-il l'association, la sécession ? Et, d'abord, par quels chemins arriver à quels interlocuteurs ? Qui rencontrer ? Où ?

C'est la que le front diplomatique trouve toute son importance. Le FLN avait su se déployer à l'extérieur, prolongeant, consciemment ou non, le modèle de la France libre quelques années plus tôt. En métropole, des clandestins; en Afrique et à travers le monde, des propagandistes et des diplomates...

Fait nouveau et considérable à l'époque: l'ONU existe, les grands pays sous-développés commencent à y compter et les nouveaux pays indépendants la rejoignent.

Ces cartes en main, le FLN inaugure la brillante histoire de la diplomatie algérienne.

Pendant que l’Algérie gagne de haute lutte sa réputation dans le monde, la France veut regagner la sienne et retrouver son ascendant. Il lui faut tenir compte de cette évidence : sur le front militaire, elle n'a pas perdu la guerre; sur le front diplomatique, elle ne peut la gagner.

lien image dossier algérie
lien image dossier algérie © Radio France
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.