De l'ours et de toute sa nature de Gaston Phébus XVème siècle
De l'ours et de toute sa nature de Gaston Phébus XVème siècle © Tsaag Valren / Tsaag Valren

Dans Le nom de la rose , souvenez-vous, apparaissait dans la bibliothèque du monastère un manuscrit enluminé où les figures de la religion étaient mises en correspondance avec des animaux.

C'était un bestiaire. Mais un bestiaire d'un genre provocant et né de l'imagination du romancier.

Généralement, au Moyen Age, les bestiaires, en décrivant les attributs des animaux, parlaient en effet de Dieu, du diable, du mal mais ils enseignaient une morale commune. Et ensuite, ils nourrissaient la prédication, les sculptures - qu'on pense aux chapiteaux des églises. Et aussi les fables et les contes.

Ils relevaient de la théologie. Et non de ce que nous appelons la zoologie.

Est-ce à dire que les hommes et les femmes du Moyen Age, face aux animaux, étaient incapables d'observation ? Non. Mais, quand ils parlaient des animaux, ils observaient des conventions qui n'étaient pas les nôtres.

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