Elle est morte en 1954 mais la reconnaissance qui commençait à l'entourer n'était rien à côté du culte qui s'est constitué autour d'elle depuis une quarantaine d'années. La gloire, plus ancienne, de son époux s'en trouve éclipsée. Diego Rivera le muraliste déployait ses fresques sur de vastes espaces où il cherchait à représenter des idées progressistes qui n'ont plus cours. Frida, à l'inverse, au milieu de son jardin empli de fleurs et d'animaux, se donnait elle-même le jour, créait sa propre vie: ce n'est pas un hasard si près de la moitié de son œuvre est faite d'autoportraits et si elle adorait être photographiée. Sa personnalité unique prenait le dessus sur la toile et sur l'objectif.

Frida Kahlo entourée de Léon Trotski et de son épouse Natalia Sedova - 7 janvier 1937
Frida Kahlo entourée de Léon Trotski et de son épouse Natalia Sedova - 7 janvier 1937 © domaine public

Aujourd'hui, mexicains de l'intérieur et de l'extérieur la considèrent comme une incarnation de la nation. Les féministes américaines l'ont transformée en icône. Et, dans la globalisation présente, elle apparaît comme une marque qui signifie liberté personnelle et énergie créatrice. Quelque chose comme une Chanel latino: une Coco mâtinée d'un peu de Che. Sa maison de Coyoacan est un haut lieu de pèlerinage et les expositions ou les spectacles la concernant provoquent la ferveur.

Evénement(s) lié(s)

Frida Kahlo / Diego Rivera L’Art en fusion

Les liens

ARTE diffuse le documentaire « Chez Frida Kahlo » de Xavier Villetard dimanche 3 novembre à 15h45.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.