C’est le raz-de-marée de la République en 1931 qui a permis le rétablissement de l’autonomie de la Catalogne. Le gouvernement de Barcelone a alors relevé le nom de Generalitat.

Déclaration de l'indépendance de la Catalogne qui n'est pas une première. En 1931, déjà.
Déclaration de l'indépendance de la Catalogne qui n'est pas une première. En 1931, déjà. © Maxppp / Frédéric Dugit

C’est le raz-de-marée de la République en 1931 qui a permis le rétablissement de l’autonomie de la Catalogne. Le gouvernement de Barcelone a alors relevé le nom de Generalitat.

La Generalitat, au Moyen Age, était une institution qui garantissait les libertés locales et le Moyen Age a été une période faste pour la Catalogne, alors la partie la plus dynamique de la couronne d’Aragon.

Le mariage en 1469 des rois catholiques, Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, n’eut pas tout de suite de conséquences pour elle mais peu à peu l’ombre de Madrid s’allongea jusqu’à la mise sous tutelle le 11 septembre 1714 par Philippe V – le roi d’Espagne aujourd’hui se nomme Philippe VI…

Barcelone compensa l’indépendance perdue par la croissance. Avant de retrouver très tard, un rôle politique propre. En 1931, ce fut sur le registre républicain : « une république catalane dans une fédération d’états ibériques », déclarait le premier président de la Generalitat. Quarante ans plus tard, le rétablissement de la démocratie se faisant sous l’égide de… Juan Carlos, les catalans avalèrent la pilule monarchique grâce à l’obtention d’une nouvelle autonomie.

Ni dans ces années 70 ni dans les années 30, ils n’entendaient dissoudre l’Espagne. Mais leur esprit modernisateur, l’ouverture que leur permettait leur façade maritime, les ressources qu’ils en tiraient les avaient amenés à porter pour l’Espagne un autre projet que le projet centralisateur.

La question commence à se poser autrement aujourd’hui. Barcelone a-t-elle encore un projet pour l’Espagne ? Madrid un projet pour la Catalogne ?

Programmation musicale : "La Marsellesa" (en catalan) de A. Fàbregues et J.A. Clavé

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