Certificat de capacité pour la conduite des voitures automobiles émis en 1922
Certificat de capacité pour la conduite des voitures automobiles émis en 1922 © Siren-Com / Siren-Com

L'épreuve de code est de plus en plus difficile: il faut répondre à toutes les questions induites par les soucis de sécurité routière, du genre : "Le risque de s'endormir au volant est-il plus important à 10 heures ou à 18 heures ou encore à l'heure de La marche de l'histoire ?"

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Ensuite, l'épreuve de conduite fait trébucher un candidat sur deux. Ajoutez aux primo-arrivants ceux de plus en plus nombreux qui doivent repasser l'examen. C'est l'engorgement... Les auto-écoles insistent sur les inconvénients de la situation et taisent le profit qu'elles en tirent. Le coût d'un permis aurait triplé en quinze ans : en moyenne il oscille entre 1500 et 3000 euros. Et mieux vaut ignorer le nombre réel de ceux qui roulent sans le précieux talisman.

On s'est étonné que, quinze jours avant le scrutin, au lieu de disserter sur les grandes questions issues de la mondialisation, la plupart des candidats à la présidentielle aient embrayé sur le sujet. Il illustre si bien les blocages traditionnels en France ! Il permet si bien les échappées habituelles : tout privatiser, tout nationaliser.

Et, peut-être, tout simplement, les dix prétendants sont-ils saisis des mêmes angoisses que les 135000 candidats au code et à la conduite. Sauf que la proportion d'échec sera autrement forte : 9 sur 10 seront-comme le dit "Le Canard" - victimes de notre permis d'éconduire.

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