Celui qui manifeste ne fait pas nécessairement la différence entre les forces de l’ordre auxquelles il fait face. Et il ne va pas spontanément penser qu’il peut y avoir, parmi elles, des gendarmes…

Gendarmes mobiles lors d'une manifestation en 1980
Gendarmes mobiles lors d'une manifestation en 1980 © Getty / Jean-Pierre REY

Celui qui manifeste ne fait pas nécessairement la différence entre les forces de l’ordre auxquelles il fait face. Et il ne va pas spontanément penser qu’il peut y avoir, parmi elles, des gendarmes…

Dans l’esprit du public, la gendarmerie, c’est d’abord la gendarmerie départementale avec ses 3 000 brigades, à qui il fut longtemps recommandé de patrouiller lentement à pied ou à vélo dans les campagnes.

La fonction d’enquête judiciaire de la gendarmerie est aussi bien connue. Elle représente 40% de son activité.

Et puis il y a aussi dans la gendarmerie des secteurs très spécialisés dont l’un au moins est identifié par tous : le GIGN

Mais à l’arme de la gendarmerie, car c’en est une, il est aussi demandé de participer à sa place à la police des foules. C’est le rôle de la gendarmerie mobile.

On peut repérer ses préfigurations dès le XIXe siècle, elle naît secrètement pendant la Première Guerre, elle est éclipsée un moment après la Seconde par les CRS. Mais  elle demeure essentielle. 

Ancrée localement, la gendarmerie a toujours été au four et au moulin. Le pouvoir central se réserve le droit d’utiliser ses membres sur l’ensemble du territoire dont elle doit assurer la continuité en temps de crise.

Programmation musicale : Tino Rossi "Le joyeux bandit" (1944)

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