Le roi Charles Ier d'Angleterre par Antoine van Dyck - vers 1632
Le roi Charles Ier d'Angleterre par Antoine van Dyck - vers 1632 © Nicke L. / Nicke L.

Avant le sommet franco-britannique de ce 17 février, il y eut le 16 un sommet à Edimbourg entre Cameron et les nationalistes, maintenant majoritaires au parlement d’Ecosse. Cameron veut un referendum de suite avant que l'indépendantisme ne se cristallise. Les nationalistes souhaitent attendre 2014, le temps que l'opinion mûrisse.

L'époque des petits pays semble revenue en Europe. Ils seraient plus mobiles, plus doués pour créer, à l'avenir, de la prospérité. Mais il leur faut aussi réactiver leur histoire. De ce point de vue, l'Ecosse, riche déjà en pétrole, en industries de pointe, en services financiers, est très bien dotée.

La celtitude, les clans et leurs tartans, bien sûr. Et les Stuart! A Londres, ils ont régné près de deux siècles mais leurs erreurs ont abouti à deux révolutions, 1642, 1688. En revanche, en Ecosse, c'est plus de quatre siècles qu'ils ont tenu. Et une fois écartés, ils surent encore se faire regretter.

Leurs maladresses eurent le mérite de révéler l'Angleterre à sa modernité politique. Leur grandeur, romanesque voire épique, réveille aujourd'hui encore en Ecosse un passé qui mobilise.

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